Deux ans en Prepa, c’est l’heure du bilan !

Vendredi dernier marquait mon dernier jour en classe préparatoire, et bien que j’ai encore du mal à réaliser que c’est bel et bien terminé, je me suis dis qu’il fallait que je vous fasse un article bilan. L’année dernière je vous avais déjà fait une petite série d’article sur l’Hypokhâgne mais en ce qui concerne la Khâgne je n’ai absolument pas eu le temps de vous faire mes petites updates, je vais donc remédier à cela dans cet article. 

Cet article sera particulièrement centré sur mon ressenti au cours de ces deux ans, ce que j’en ai pensé, quelle évolution je remarque … Et un article plus complet et détaillé sur la prépa de manière générale arrive avant la fin du mois dans lequel je détaille absolument tout, ou presque ! Mais avant ça, parlons un peu de moi aha.

Je ne vais pas diviser cet article en deux parties du type Hypokhâgne/Khâgne puisque quand est venu l’heure de faire le bilan de ce qu’il s’est passé pendant deux ans j’ai remarqué que je ne pouvais pas distinguer les deux années, à part peut-être pour vous dire que l’année de Khâgne est plus intense et passe bien plus vite que l’année d’Hypokhâgne mais en dehors de ça je ne peux pas différencier ces deux années de ma vie.

Une expérience enrichissante…

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D’un point de vu positif comme d’un point de vu négatif la Prépa restera une expérience enrichissante qui m’a permis de grandir, d’évoluer et d’en apprendre plus sur moi, mes limites, ma personnalité, ma façon de travailler … La liste est longue et je vais essayer de vous expliquer tout ça de manière simple et concise pour réussir à exprimer mes sentiments sans trop vous embrouiller l’esprit aha. Je vais peut-être commencer par vous parler du côté négatif pour finir en beauté en vous expliquant pourquoi en dépit de tous ces mauvais moments je ne regrette pas d’avoir été en Prépa parce que c’est grâce à ça que je suis qui je suis aujourd’hui. Alors même si j’en ai bavé, je dois bien l’avouer, je suis quand même heureuse de l’avoir fait et par dessous tout, d’avoir été jusqu’au bout sans faillir.

…avec des mauvais côtés…

Si vous me suivez depuis un moment sur le blog, ou que vous me suivez sur les réseaux ou encore que vous avez le malheurs de me côtoyer dans la vie, vous savez que je râle beaucoup et que je me suis souvent plainte de la Prépa. Que ce soit pour les cours qui me gavaient, la charge de boulot à fournir en cours et à la maison, les profs qui m’agaçaient plus qu’autre chose pendant un moment … Enfin bref pour à peu près tout quoi (pour pas changer) et c’est vrai que la Prépa comporte ses mauvais côtés, je pense que personne ne peut nier cette évidence, surtout quand on est en plein dedans. Alors à part si vous êtes vraiment Maso vous ne pouvez pas aimer la Prépa à 100% et prendre du plaisir a finir vos journées épuisés et avoir une vie sociale réduite à néant.

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Quand est venu le temps de me poser et de faire mon petit bilan par rapport à ces deux ans il y a des choses qui revenaient sans cesse comme notamment la fatigue importante qui s’accumule au fil des mois, ou bien par période. Je me souviens qu’au début de ma première année j’étais au taquet, super organisée, à jour dans mon boulot, prête à bosser d’arrache pieds… Je me souviens aussi que ça n’a duré qu’un mois ou deux aha. Au fur et à mesure le boulot s’est intensifié, il y en avait de plus en plus et avec ça est arrivée la fatigue. Sur le coup on se n’en rend pas toujours compte parce qu’on est dans le feu de l’action mais une fois rentrée chez vous, ou assise dans le bus le temps du trajet on se rend compte que même si ce n’est pas fatiguant physiquement, moralement par contre c’est une autre histoire.

Attention je ne jette pas la faute sur la quantité de boulot, parce que c’est un peu le propre de la Prépa au final, je dis que quoi que vous fassiez vous serez fatigués à la fin et c’est assez éprouvant à force. Au cours de ces deux ans j’ai souvent été à bout de nerfs, et Dieu sait que quand je suis fatiguée soit je suis dans mon coin je me tais parce que je n’ai plus la force de rien, soit je suis méga chiante aha. Et je peux vous dire qu’en deux ans mes nerfs ont lâchés plus d’une fois, de différentes manières. C’est à dire que j’ai pu partir dans un fou rire de cinq minutes pour rien du tout, passer une soirée complète à parler pour ne rien dire en chantant à tue tête dans toute la maison, ou à me mettre à pleurer devant mon agenda.

En deux ans j’ai aussi dû quitter les cours deux fois, une fois chaque année bizarrement. La première fois je suis partie parce que j’étais trop à bout de nerfs pour pouvoir rester, je n’arrivais pas à m’imaginer tenir une journée dans cette salle de classe. La seconde fois j’ai fait une nuit blanche et le lendemain matin il m’a été impossible me lever, j’avais la nausée, tout mon corps tremblais … En bref j’ai craqué quoi. Je ne sais pas vraiment à quoi c’est dû puisque je dois bien avouer que nous n’avons pas subie une énorme pression, mais parfois un rien suffit pour tout faire basculer.

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La fatigue est donc un des mauvais côtés de la Prépa qui m’a bien marqué aha bien que je ne pense pas être la plus à plaindre hein. Ensuite je pense qu’il faut parler des notes qui chutent considérablement et qui engendrent une importante perte de confiance en soi, pour ma part en tout cas. J’avais été prévenue que ça ne serait pas comme au lycée et que les notes ne seraient plus les mêmes non plus mais quand les premières sont arrivées j’ai eu du mal à m’y faire et ça ne m’a pas quitté pendant les deux ans. On a beau se dire que ce n’est pas nous qui sommes jugés mais notre travail, c’est difficile de voir un 4 un 6 ou un 2 sur une copie pour laquelle on a prit beaucoup de temps.

Pendant de nombreuses années de notre vie on nous enseigne que les notes c’est super important, qu’elles doivent être bonnes pour que vous réussissiez et du jour au lendemain on change absolument toutes vos habitudes pour en instaurer de nouvelles … Il faut réussir à s’y faire mais ce n’est pas une choses facile surtout quand comme moi vous n’êtes pas une tête de classe quoi. Ces « mauvaises » notes ont agit sur moi comme des petites voix qui me disait que j’étais nulle, que je n’y arriverais pas, que je n’avais pas ma place là-bas, surtout en début de première année mais même dans les moments où j’étais au plus bas pendant ma Khâgne. C’est quelque chose qui ne m’a pas quitté. Il faut dire que je n’ai jamais eu une grande confiance en moi et que j’ai toujours besoin d’être « rassurée » (ce sera l’objet d’un prochain article je pense.) et en Prépa c’est un peu la fosse aux lions, il n’y a pas de place pour les sentiments et le peu de confiance que j’avais en ma personne a été réduit à néant assez rapidement.

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Si je dois vous donner un conseil, construisez vous une vraie carapace bien solide que rien ne pourra venir ébranler. Personnellement j’ai souvent donné l’impression d’en avoir une, mais ce n’était qu’une façade, une jolie illusion qui ne fonctionne qu’un temps. J’ai donc eu du mal à me dire que non, je n’étais pas nulle et que c’était la Prépa qui voulait ça, parce qu’on est notés selon les critères de l’ENS qui est l’un des concours les plus difficiles de France. Ce n’est que pour un temps, et puis si vous avez de la chance, que vous êtes un bon élément vous n’aurez peut-être pas ce problème ;). Quoi qu’il en soit même s’il y a des mauvais côtés qui nous marquent parfois pour longtemps, la Prépa a aussi de bonnes vertus.

 

…et des bons.

Comme je vous le disais en dépit des mauvais moments et des inconvénients générés par la Prépa, je suis quand même contente d’avoir prit part à cette aventure. Certes quand on est en plein dedans on souffre y pas à dire, c’est vraiment dur bien qu’il y aient des moments de répit de temps à autre, mais une fois qu’on prend le temps de faire le point on se rend compte du chemin parcouru et généralement on prend une bonne baffe en pleine figure. Pendant deux ans je n’ai pas arrêté de me dire « Mon dieu au secours sortez moi de là je n’en peux plus j’en ai marre je ne comprend pas ce que je fais là, pourquoi j’ai choisi la prépa ! » (Oui oui, tout ça.) et au final maintenant que j’y réfléchis je me dis que ce n’était pas une si mauvaise idée que ça finalement aha. Mais pas de quoi Khûber hein faut pas abuser quand même.

Enfin bon, ce que j’ai pu remarquer en sortant de Prépa c’est d’abord ma maturité. Sans déconner, quand je suis arrivée en Hypokhâgne je pensais déjà être une grande fille, les études supérieures toussa toussa mais que nenni ! Je me rend compte qu’en deux ans mon niveau de maturité a considérablement augmenté et c’est vraiment quelque chose qu’on m’a fait remarquer plusieurs fois, n’allez pas penser que je me jette des fleurs (même si ça fait toujours du bien entre nous soit dit !). Bon j’estime qu’il y a un événement super important de ma vie qui a aussi joué dans la balance mais je sais que grâce à la Prépa j’ai appris à prendre du recul et à aborder la vie d’une autre manière. D’ailleurs j’essaye au maximum d’être positive et de toujours voir le verre à moitié plein, ou au moins je nuance au maximum mon point de vue.

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Et puis au cours de ces deux ans j’ai rencontré de merveilleuses personnes, de super copines qui ont fait de ces moments pénibles une vraie partie de plaisir et rien que pour ça je ne regrette pas d’avoir été en Prépa. Je vais éviter de verser dans l’émotionnel mais je me sens vraiment chanceuse d’avoir rencontré ces filles, on forme une jolie bande de copines et c’est l’un des meilleurs côté de la Prépa à mes yeux, on y fait vraiment de belles rencontres. J’ai aussi appris à repousser mes limites, j’ai fait des choses dont je ne me pensais pas capable, que ce soit d’un point de vue moral en encaissant toutes les remarques cassantes que les professeurs peuvent faire, ou en enchaînant des prestations orales en allant même jusqu’à prendre la parole de mon plein gré en cours (du jamais vu !).

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Bien que je reste toujours timide j’ai maintenant plus de facilité à prendre la parole de manière assurée et avec moins de stress. J’ai beau avoir détesté cet aspect de la Prépa notamment en première année, j’ai noté de réels progrès à l’oral et je sais que c’est grâce à ces entraînements. Et si j’en crois le bilan de mes professeurs ils sont aussi de cet avis aha. Honnêtement je suis assez fière de moi parce que c’est vraiment quelque chose que j’étais incapable de faire avant sans faire une crise d’angoisse au préalable. Mais j’ai aussi repousser mes limites au point de vue physique, si je peux dire ça comme ça, en travaillant toujours plus, pouvant passer des heures sur une dissertation, finir un commentaire jusqu’à tard le soir pour que tout soit bien fait… Ce n’est vraiment pas quelque chose que j’avais l’habitude de faire en Terminale mais il faut dire que le niveau demandé n’est vraiment pas le même et si on ne veut pas couler il faut y mettre du sien.

J’ai aussi appris une nouvelle méthode de travail, avec un point de vu différent sur le boulot à faire, une nouvelle manière d’aborder tout ça quoi.  J’ai appris à travailler plus vite, de manière efficace. Il faut dire que nous n’avions généralement pas beaucoup de temps pour faire nos devoirs maison en comptant les heures de recherches, de décorticage du sujet … Donc il faut agir vite et bien. C’est comme pour la préparation des oraux, nous n’avions qu’une heure pour faire un commentaire et je peux vous dire que sous l’effet du stress une heure ça passe vraiment très vite ! J’ai donc appris à faire mon boulot rapidement et a enchaîner les commentaires/dissertations au moins une fois par semaine pour certaines matières (enfin surtout pour les commentaires, nous avions plus de temps pour les dissertations ce qui est normal). J’ai aussi bien musclé mon poignet à force de passer des heures à écrire des pages et des pages aha.

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Sur une note un peu plus futile, je suis maintenant capable de taper plus vite que mon ombre sans même  jeter un coup d’œil au clavier tant le débit de parole de certains profs était rapide, on a toujours peur de louper une information capitale. Bon parfois ça donne lieu à des mots un peu étranges mais vous n’avez plus qu’à vous relire en rentrant chez vous, et de cette manière vous révisez un peu les cours de la journée. J’ai aussi amélioré mon niveau de traduction notamment en anglais grâce à ma prof de Khâgne et ses méthodes, je ne sais pas si ça me sera super utile un jour, je suppose que oui, mais en tout cas je suis fière de mes progrès et c’est ce qui compte.

Eh bien voilà … Je pense avoir fait le tour de tout ce que j’avais à dire à propos de ces deux années passées en Prépa. Je retiens tout, le bon comme le mauvais parce que ces deux ans ont été pour moi une vraie expérience de vie, tout du moins au niveau des études, et même si j’en ai bavé je recommencerais sans hésiter quand je vois tout ce que ça a pu m’apporter. Néanmoins il faut avoir une certaine force mentale et physique pour réussir à « survivre », mais cela fera l’objet d’un prochain article plus global sur la Prépa, son organisation, ses principes …

En attendant j’espère que cet article bilan / blabla vous aura plu, ce fut une bonne manière pour moi de voir tout le chemin que j’ai parcouru depuis le 1er Septembre 2015 jusqu’à aujourd’hui. La Prépa m’a endurcit et m’a fait accepter mes défauts en me montrant même comment en tirer profit et pour ça je suis reconnaissante, mais aussi pour toutes les autres raisons que j’ai énoncé plus tôt. Voilà qui achève cet article, mais on se retrouve très vite pour parler études et autres choses bien plus futiles et agréables !

Bisous.

Et vous, qu’est ce que vous retenez de vos études ?

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