Réussir à s’accepter sans maquillage

Bonjour à tous, en discutant du fait de s’accepter sans maquillage avec les copines sur Twitter j’ai eu l’idée de cet article pour vous parler de mon expérience. Je ne suis pas une grande prêtresse du maquillage et je sais bien que réussir à s’accepter sans maquillage, principalement pour sortir, n’est pas quelque chose de facile et même moi j’ai encore du mal parfois, néanmoins je pense que vous parler de mon ressentie pourra peut-être vous aider. Chaque pas, même le plus petit, vers l’acceptation de soi compte. 

J‘ai toujours été complexé par mon visage de façon générale parce qu’il n’est pas fin, anguleux comme ceux de ces filles qu’on voit dans les magasines, les pubs, les films … Du coup je me suis toujours réfugiée derrière le maquillage pour essayer de palier à ce complexe général. Pourquoi général, parce qu’il y en a encore un plus gros et plus « handicapant » qui m’a souvent gâché la vie: mes rougeurs. Alors celles-là si je pouvais les faire disparaître croyez moi, je le ferai sur le champ ! Malheureusement je ne peux pas et je vous garantie qu’elles sont bien installées et n’ont pas l’intention de s’en aller de sitôt. Je ne sais pas si mon « abus » maquillage (entendez par là de la poudre, un peu de correcteur et on s’arrête là) pendant ces trois ans au lycée y est pour grand chose étant donné que – d’aussi loin que je me souvienne – elles ont toujours été présentes sur ma peau. Par contre mes tentatives de les couvrir à tout prix n’ont pas dû arranger les choses c’est certain.

Néanmoins avant que je ne rentre en Bac +1 et que je ne m’intéresse plus en profondeur au maquillage à travers le blog, je ne portait vraiment pas grand chose et ma peau n’a donc pas souffert de toutes ces journées durant lesquelles elle était maquillée. Aujourd’hui c’est une autre histoire, maintenant que je connais de nouvelles techniques de maquillage qui m’aident à mieux cacher mes imperfections, que je suis tombée dans la spirale infernale de l’highlighter et du bronzer c’est un peu plus compliqué de voir ma peau sans maquillage. Il faut savoir que j’ai eu énormément d’eczéma étant bébé/enfant et ça laisse des traces. En dehors de mes rougeurs j’ai aussi des petits taches un peu partout au niveau du nez et des joues. Rien de folichon et je sais qu’à part moi personne ne les vois mais je ne peux pas m’empêcher de faire une fixette sur cette peau imparfaite alors que je sais qu’il y a bien pire que moi. En plus de ça j’ai pris goût au maquillage et j’adore prendre le temps de me préparer et de me faire « belle ».

Tout ça pour dire que la phase de l’acceptation de soi sans le moindre artifice sur la peau n’était pas gagnée. Et elle ne l’est toujours pas 100% mais je reviendrais la dessus plus tard, chaque chose en son temps. Comme je vous le disais ce n’est vraiment que vers la fin de mon année de terminale/le début de première année post-bac que je me suis vraiment mise à me maquiller et je pense que nous sommes toutes à peu près d’accord là dessus, une fois qu’on a commencé c’est difficile de s’arrêter et de se voir sans maquillage. Bon, quand je suis chez moi c’est autre chose bien-sûr, mais quand il s’agit de sortir voir des amis, voire même seulement pour faire les courses,  je prenais le temps de me préparer un minimum. Je dis bien je prenais parce qu’aujourd’hui la situation a un peu beaucoup évolué et j’ai moins de mal à sortir sans rien sur le visage. Je crois que j’ai développé une technique du jemenfoutisme qui vient avec la Prépa et le fait que quinze minutes mises à profit pour une séance beauté ne font pas le poids face à quinze minutes de sommeil en plus.

Au final pendant facilement un an et demi (avant l’apparition du jemenfoutisme en gros) ma peau en a vu des vertes et des pas mures à travers mes essais au maquillage qui n’ont pas arrangés sa situation. En plus de mes rougeurs j’avais des petits boutons et des plus gros aussi qui ont pris soins de laisser de jolies cicatrices sur mon visage en s’en allant, sans parler des points noirs et autres joyeusetés. Par chance je n’ai pas eu d’acné ou autres problèmes plus graves que de simples rougeurs, c’est bien pour cela que je vous disais tout à l’heure que je ne suis pas à plaindre et qu’il y a pire que moi. Mais quand on est à un âge ou l’apparence compte presque plus que tout c’est compliqué de s’accepter avec nos imperfections. Que vous ayez 15, 18 ou 25 ans et plus encore hein, ça ne vaut pas que pour les adolescentes et les jeunes filles (je pense aussi à vous messieurs mais je trouve que vos cas sont plus rares navrée).

Je dois dire que je ne sais pas si j’aurai fait ce travail sur moi-même si j’avais choisi la fac au lieu de la Prépa et donc aurai eu plus de temps à consacrer au maquillage le matin puisque c’est principalement ça – au début tout du moins – qui m’a en quelques sortes poussée à sortir sans maquillage et a essayé de ne pas trop y penser. Parce qu’au début j’avais beau réussir à venir en cours sans rien pour cacher mes vilaines rougeurs et palier à mon complexe, si j’avais le malheur de croiser mon reflet quelque part s’en était finit, je me trouvais horrible pour le restant de la journée et je faisais une vraie fixette sur mon absence d’armure. Oui, une armure, c’est un peu comme ça que je vois/voyais le maquillage, une carapace qui m’aide à me sentir mieux, à me trouver plus jolie et à avoir plus d’assurance. Alors vous imaginez bien que pour quelqu’un qui a ce genre de vision du maquillage (et je ne dois pas être la seule) ça ne doit pas être simple de déposer les armes et d’avancer à découvert #Toujoursplusloindanslamétaphore.

Au fil du temps j’ai appris à lâcher prise, à essayer de ne plus contrôler mon image à tout prix mais quelques fois mes mauvaises habitudes reviennent et j’ai du mal à me regarder en face. Et d’autres fois au contraire je me vois peau nue et je me dis « Hey ! Pas mal aujourd’hui » avec un petit sourire pour arranger le tout. Au final je pense que ça dépend vraiment de mon humeur du jour mais je sais que c’est déjà un grand pas pour moi et je pense que ces petites pensées positives à propos de votre vous au naturel peuvent vous aider à vous accepter sans maquillage et a réussir à sortir comme ça. Et puis, vous pouvez y aller petit à petit. Par exemple on retire le fond de teint (ce qui est déjà un grand pas pour certaines j’en suis consciente), puis ensuite le correcteur, et après on ne met plus que du mascara et ainsi de suite. Ensuite tout dépend de votre objectif, si vous voulez juste vous passer de fond de teint vous n’aurez qu’une étape à faire alors que si vous voulez réussir à vous assumer totalement sans maquillage, cela sera peut-être plus long.

Personnellement je n’ai jamais porté de fond de teint et je n’ai donc pas eu de mal à m’en passer (logique.) mais j’ai du mal à me passer du combo correcteur + poudre même si je ne dois porter que ça, il y a des matins où je prend trois minutes pour unifier un peu mon teint parce que j’en ressent l’envie/le besoin irrépressible. Je pense qu’ensuite tout dépend de la personne et de son humeur du moment. J’ai progressivement lâché prise avec le maquillage parce que le matin j’avais trop la flemme de mettre mon réveil quinze minutes plus tôt pour prendre le temps de me préparer, d’autres fois c’est simplement parce que je n’en ressentais pas l’envie. Etant donné que je me maquille moins je me suis détachée de la relation presque « addictive » que j’avais avec le maquillage et ça aide aussi beaucoup.

Enfin bon, je sens que je suis un peu en train de me perdre et je ne voudrais pas risquer de vous embrouiller en continuant plus longtemps à vous raconter ma vie aha. En bref, j’ai réussi partiellement à m’accepter sans maquillage par la force des choses, parce que je préférais dormir que me maquiller. Même si aujourd’hui il y a des fois où j’ai encore du mal à accepter mon visage sans rien pour couvrir mes petites imperfections mais je pense que c’est un peu le cas de tout le monde à moins d’avoir une peau totalement parfaite et unie. Quoi qu’il en soit le fait de réussir à s’accepter sans maquillage est quelque chose qui peut prendre du temps et qui viendra progressivement. Je ne me suis pas étalée la dessus mais je n’ai pas arrêté de me maquiller du jour au lendemain hein, c’est venu progressivement et c’est normal !

L’important c’est d’y aller à son rythme et si vous ne vous sentez pas le courage de sortir sans maquillage ce n’est pas grave, ça sera pour une prochaine fois. Moi aussi il y a des jours où je prend le risque de partir un peu en retard parce que je me sens trop mal de ne pas avoir de correcteur sur le visage. Après si vous voulez y aller d’un coup libre à vous de le faire, peut-être que c’est ce qui marchera le mieux pour vous. L’enjeu n’est pas d’arrêter le maquillage définitivement mais de pouvoir réussir à s’en passer le temps d’aller faire une course par exemple.

J’espère en tout cas que ce petit article un chouilla fouillis vous aura plu, que je ne vous aurai pas trop embrouiller. En réalité je ne sais pas réellement quel était le but de ce post, peut-être tout simplement de vous dire que c’est normal d’avoir du mal à se passer du maquillage, que ça prendra du temps… Dans tous les cas j’ai pris plaisir à laisser mes doigts courir sur le clavier pour rédiger cet article qui traite d’un sujet assez important selon moi. Si le cœur vous en dit vous pouvez me laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous avez pensés de cet article et me donner d’autres sujets de ce genre (ou non) à traiter pour une prochaine fois !

 Bisous.

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